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PEREGRINATIONS

PEREGRINATIONS

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La Bisou 2013

La Bisou 2013

Dimanche 7 avril. Au programme : le nouveau parcours de La Bisou, ma première cyclosportive de l'année 

Et la première compétition de mon Colnago CX1 !

Pas chaud au petit matin, à Péronnas. Et une bise pas vraiment engageante. La grande question existentielle est de mise - cuissard long ou court, mailot molletonné ou manches courtes ? En fait, le choix est simple : t'as froid au départ mais tu seras bien ensuite ; t'as chaud au départ et t'auras trop chaud ensuite. Bêtement, j'ai opté pour le choix 2. Et sûrement que je referai la même bêtise au sortir de l'hiver prochain.

Donc, à 8h45, au chaud en attendant le départ, je devise gaiement avec les copains du VC Trévoux : Alex, Philippe, Pierre Yves, Benoît, Gaby, Pierre, David, Joseph, les deux Christophe......André s'est déjà faufilé dans les rangs serrés et ne sera pas sur la photo !

 

photo

IMG_1814

 

Contente de ne pas être aux avant-postes avec les copains de la Patrouille EcoCyclo, être au beau milieu de la masse me plait davantage. Nous avons heureusement eu le temps de partager échauffement et bavardages avec Didier, quelques tours de roue avec Laurent B, mais pas de Laulesp ou de Laurent G dit Laulau à l'horizon. 

 

Carte Parcours La Bisou 2013

 

Après un hommage à Bisou, c'est parti. A l'inverse des dix premières éditions. Le rythme lui reste toujours aussi rapide, un goulot d'étranglement lors du passage d'une voie ferrée, des coups de freins intempestifs, bref l'habituel. Je perds mon bidon à la faveur d'un trou dans la chaussée, oops...il roule sur le bas-côté, sans gêner personne, tant mieux. Difficile de m'arrêter pour le récupérer au milieu de ce peloton. Comme l'année dernière, le faux plat avant Revonnas m'est fatal, je prends une monstrueuse claque. Lorsque Brigitte me dépasse, avec son joyeux ' Bonjour, Patricia !', suis incapable de lui répondre quoi que ce soit, à bout de souffle. Plus d'autre choix que de temporiser, heureusement je réussis à accrocher une roue jusqu'à Cézeyriat, celle de Bernard, un copain EcoCyclo. Là c'est la montée du Mont July qui nous attend, elle est annoncée comme pas facile - pas de miracle, elle n'est effectivement pas facile !

 

Capture d’écran 2013-04-15 à 17.29.12

Le profil de la montée du Mont July, répertorié comme Signal du Cuiron sur le 

 site du Challenge Big

 

Sur le bord de la route, quelqu'un qui me hèle par mon prénom, c'est le mari de Brigitte. Du coup le gars de Décines qui fait l'ascencion avec moi, m'encouragera par mon prénom dans les moments difficiles, sympa. Au sommet, nous sommes plusieurs à basculer ensemble, dont Michel Cortial du VC Trévoux. Un BIg de plus à mon actif ! C'est toujours ça, et en plus le premier en 2013, plus que 4 pour arrondir à 100 le nombre de grimpées répertoriées BIG. Objectif 'affectif' que j'aimerais remplir en 2013...

Bon retour à l'itinéraire de la Bisou. Mon attention pleine et entière est requise par la descente technique qui suit, et qui me plait bien - le CX1 est une merveille sur ce terrain-là aussi, et j'accroche un groupe qui se forme au bas, après le village de Drom. Nous continuerons ensemble à un bon rythme, nous sommes 3 ou 4 à prendre des relais devant, pendant 10 km puis dès Chavannes redistribution des forces en présence avec la seconde montée du jour, la côte d'Arnans. Je recule d'une dizaine puis d'une cinquantaine de mètres - le manque d'entraînement en côte qui est le mien cette année plus encore que d'habitude est imparable. Michel refait son apparition à mes côtés, puis se poste à quelques mètres devant, il a l'air des plus faciles, je l'envie. L'écart avec les premiers gars de mon groupe se stabilise, je me dis que je réussirai à recoller en début de descente, mais ai oublié qu'il me faut m'arrêter au ravito pour remplir mon bidon déjà presque vide, ayant perdu l'autre. Du coup, impossible de revenir sur le petit groupe à quelques 200 mètres devant moi, rage, bisque rage...mais rien n'y fait, après une courte descente, un faux plat montant, plein vent, je me fatigue en vain. Allez c'est parti pour un mano solo, ce n'est pas que cela me dérange mais bon en cyclosportive c'est tout de même plus fun d'être à plusieurs. Je me relève, Michel arrive de derrière et nous ferons un bout de route ensemble, une belle descente et un peu de tôle ondulée. Au virage à gauche, pour prendre la D202 en direction de Chaléa, saut de chaine, ai perdu l'habitude du double plateau et ai été trop brusque, il me faudra m'en souvenir. L'avantage de ne pas être en groupe, je n'ai mis personne en danger avec cette erreur de débutante ! Ensuite je laisserai Michel, car il attend son père. Après le joli village de Cornod, au 60° kilomètre environ, débute une belle petite montée de 5 km, troisème difficulté du jour. Le paysage de ce val jurassien est charmant, et l'espace de quelques instants comme un rayon de soleil, superbe ! Je goûte à cette harmonie toute de solitude. 

 

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Alentours de Cornod - J'adore cette campagne bucolique, j'aimerais y flâner, goûter à la douceur de l'herbe (Google Images)


S'ensuit une belle descente qui m'amène sur les bords de l'Ain, la traversée de Thoirette, le cyclosportif vu sur le bord de la route au sommet de la côte de Cornod, victime de sa seconde crevaison, me rattrape alors et m'abrite pour quelques précieux hectomètres sans attendre de prise de relais. Suit la montée sur le village de Corveissiat, un peu de trafic automobile mais la route est large. Et puis la vue sur le cirque est splendide, les rochers en aplomb donnent un air de montagne à cette route, donc allégresse maintenue.


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La montée sur le village de Corveissiat. Merci à Baptiste pour cette photo publiée sur son blog

Bien sûr la montée se poursuit au-delà du village, mais comme tout arrive toujours à pic à celle qui sait attendre, un duo me dépasse - le collègue de Décines et dans sa roue, une jeune triathlète d'Oyonnax, Carole Gallet. J'emboîte le pas, vais pas laisser passer une si bonne compagnie ! Tout à droite dans la descente, le licencié du club de Décines et moi-même nous en donnons à coeur joie. Et rattrapons un endormi, la navigation en solitaire peut avoir cet effet-là !, qui nous lâchera plus tard dans la montée du Grand Corent. En attendant, Carole, le gars de Décines, l'endormi réveillé et moi formons un bon quatuor et prenons chacun de bons relais à tour de rôle, et revenons sur Bernard et quelques autres gars esseulés. A Cormorand, changement de direction, je sais que la cinquième difficulté du jour me pèsera dans les jambes, malgré ses trois petits kilomètres, ce qui ne tarde pas car je me retrouve en dernière position de notre petit groupe, je tâche cependant de ne pas trop lâcher dans la tête et de m'agripper mentalement à la vue de Carole quelques mètres au-dessus. Allez ma vieile !!  

Suit la descente, et son virage à angle droit dûment signalé et gardé par des bénévoles - au passage, je salue la qualité de l'organisation, tous les carrefours ou endroits dangereux sont gardés par 2 à 3 bénévoles de grande compétence, la Bisou est une cyclo où l'on se sent totalement en sécurité, merci à eux d'être aussi efficaces et généreux ! Je reviens sur Carole après le village de Cize et nous décidons de rouler à deux, et petit à petit nous rattrapons Bernard puis, dans la côte de Buhan, sixième difficulté, après le village de Hauteville Romanèche, un gars de Thou Vélo. Je réalise, alors que j'essaie désespérement de tenir sa roue dans les derniers mètres du talus (aparté : j'en ai plein les baskets, ras la casquette, de ces côtes qui semblent ne plus finir !), qu'il est de St André de Corcy, village de l'Ain à proximité de Trévoux. Cela me sert d'entrée en matière pour une brève présentation, à bout de souffle. Notre quatuor perdurera quelques kilomètres fort agréables, chacun d'entre nous relayant à bon escient, et survivra même aux pentes peu faciles de la montée sur St Martin. Heureusement que Patrick nous avait prévenues, Carole et moi, de changer de plateau avant d'arriver au petit pont ! C'était pas le moment de dérailler !

Mollets, quadris, ischios, tout y passe, surtout ne pas perdre contact avec mes trois compagnons, car suivent presque 25 bornes de plat ou faux plat, à faire vent de face ou trois quart, et vu comme ça souffle aujourd'hui....le coup du final en solo, vraiment j'y ai pas goût aujourd'hui. J'y crois pas, Carole s'arrête au ravito au sommet de la côte, je lui dis de continuer avec nous, un petit moment de flottement, j'embraye la descente, en bas ne sommes plus que Patrick, Bernard et moi. Tiens plus un jeune qui prend la tête de notre groupe...allez c'est reparti pour une partition cycliste pour quatuor. Mais bon y'a des couac, le p'ti jeune est jeune donc à fond devant, mais à 5 mètres, faut ramener sur lui, une fois, deux fois, et basta. Trio maintenant, entre 'vieux sages', ça va mieux, malgré la fatigue, nous prenons le vent devant chacun notre tour, et revenons sur quelques gars. Je n'ai plus rien à boire depuis la côte de Buhan, mais sais que je peux tenir jusqu'à l'arrivée même si la gorge commence à sécher, j'avale la dernière gorgée de gel bio pour pas caler dans les 7 derniers kilomètres. C'est du tout bon ! Deux kilomètres avant l'arrivée, un cyclosportif que nous avions rattrapé et qui s'était mis à l'abri, lance une attaque....ah oui ?!...Patrick, irrité, prend sa roue et fin de parcours dynamisé pour tout le monde. 

André m'attend à l'arrivée, il est 14h 30 - lui est arrivé il y a une heure déjà alors qu'il a été victime d'une crevaison et a perdu son peloton, où se trouvaient David, Alex, Benoît et Joseph ! Après la ligne, Patrick s'excuse d'avoir disputé le sprint, ah ben non surtout pas, ça fait partie du jeu. Allez maintenant reste que l'extra bon, le repas, et les bavardages, et la retransmission du Paris Roubaix sur grand écran. Après quelques ablutions supervisées par André, la file d'attente pour le repas, nom de nom ce que j'ai faim et soif (ai bu seulement 50 cl, et pris 4 topettes de gel bio au miel pendant toute la course, depuis mon petit déjeuner quoi !). Bernard nous rejoint à table, les autres EcoCyclo ne sont plus en vue, non plus que les copains de Trévoux, tous arrivés et repartis depuis belle lurette. La cérémonie podium pour le grand parcours commence. Les féminines sont appelées : génial, Brigitte est 3° au scratch ! Quelle réussite pour sa première cyclo ! Mais je ne suis pas étonnée, elle avait l'air bien facile lorsqu'elle m'a dépassée, et ses sorties montagneuses sur Strava montrent tout son immense potentiel en grimpée. Sans oublier son mental, qui me semble être à l'abri de tout !! J'ai fait la connaissance de Brigitte sur la course de Rancé, ainsi que celle de Mireille d'ailleurs, et nous nous sommes bien entendues de suite. C'est une super nana, exercant une profession pas facile, mère de 2 enfants encore jeunes, ce qui ne l'empêche pas de bien s'entraîner et de prendre part à des compèts. Les courses de Rancé et Replonges, qu'elle a gagnées au sprint, étaient ses premières courses route. Quelle maîtrise, et en peloton elle se débrouille comme si elle les pratiquait depuis des années. Un bien bel exemple à suivre pour certaines féminines un peu hésitantes ! Un immense bravo à toi, Brigitte !

Pendant ce temps, André va voir le classement, me dit que je suis classée avec les hommes, normal ça me tombe dessus une fois sur trois....du coup il s'active, j'ai du mal à suivre, mon cerveau n'a pas encore refait le plein de sucre..et me voilà convoquée pour le podium W3, victoire caté facile puisque je suis la seule participante de plus de 50 ans. Mais je redore mon blason perso, je suis 5° au scratch féminin, je fais mieux que l'année dernière, et ne peux rien redire à ma prestation sur la course, donc j'accueille coupe, fleurs et cadeaux avec bonheur et sans arrière pensée. Et puis suis surtout hyper contente de pouvoir exhiber mon beau maillot du VC Trévoux sur le podium, je sais que les gars en seront fiers

Allez encore une bien belle journée que ce 7 avril à La Bisou. 

 

Le podium féminin : Sophie Lebeaupin, Bénédicte Saintier, Brigitte Gardette    

LPodium scratch La Bisou

 Podium W3 La Bisou Mode rétro

Sur le podium W3, mode rétro ! 

La Bisou - Bavardages

      Brigitte et moi en grande conversation relax !

 

Classement 141 kms

Mes données sur Strava

 

 

(Texte : Pat - Photos : divers)