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PEREGRINATIONS

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LES 24 H VELO DU MANS - 22 et 23 août 2009

LES 24 H VELO DU MANS - 22 et 23 août 2009







24 heures, c'est rien dans une vie mais cela peut être très long à raconter et donc à lire (prenez Ulysse de James Joyce par exemple : 650 pages pour 19 heures de la vie de son héros), surtout lorsque ces 24 heures ont été vécues sur le mode sportif intense.
Mais, pour être franche, la perspective d'un long récit chronologique de ces 24 heures, à la trame narrative bien ficelée,  m'ennuie.

Alors nous allons faire dans l'aléatoire !
Comme pour l'écoute des morceaux de musique sur l'Ipod, ou pour le visionnage du diaporama des photos de l'album de ces 24 heures vélo, photos assorties de commentaires explicatifs.

Pour ceux qui ignoreraient en quoi ont consisté ces premières 24H Vélo du Mans, RV sur le site officiel. Vous y trouverez tout : la structure organisatrice, les modalités, le parcours, les classements, les vidéos ou articles sur l'évènement.
Pour vous donner une idée du circuit Bugatti, vous pouvez visionner cette vidéo tournée par Laurent Devoyon, l'initiateur de JP1C.com,  mise en ligne par ses soins sur Facebook. Hélas il manque la montée sur le pont Dunlop et la descente sur le virage de la Chapelle, mais vous avez tout le reste !

Pensées ou constats sur le mode aléatoire :

- au départ samedi sur la piste : 276 coureurs dont 76 solos ; il y a donc eu en permanence 276 (ou presque, puisque les solos ont bien été obligés de faire quelques arrêts à leur stand) cyclistes à tourner sur le circuit. Mais au total plus d'un millier de cyclistes ont été concernés par l'épreuve. Donc pas de solitude sur les 4 km du circuit !

- pas de monotonie non plus car, si vous reconnaissiez souvent des numéros de dossard ou des graphismes de maillot, c'était rarement le même cycliste qui en était le porteur - donc variété des silhouettes, de l'affûtage, du galbe des jambes, du coup de pédale, de la trajectoire prise, etc. Pour les observateurs, ce fut un régal ! Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre....bon allez vais pas vous faire le coup de la parodie du poème de Verlaine, z'êtes pas sur ce blog pour ça !

- les perfs qui m'ont complètement bluffée : celles des solos, bien évidemment !
Sébastien Bertholet arrive 30° au scratch et 1° solo - il a été capable de faire 217 fois le tour du circuit et donc de parcourir 908 km à la vitesse de 37.71 km/h. Enorme, non ?
Christoph Strasser lui se classe 75° au scratch et 2° solo grâce à ses 204 tours et 853 km effectués.
Et que dire de Geneviève Faburel, tunique Lisi Aerospace et une habituée de superbes temps sur PBP, qui a parcouru la distance de 728 km à la moyenne de 30 km/h, performance qui lui vaut de remporter la catégorie Solo Féminine, devant Sinna Witte et Lynne Coldray, et de se classer 181° au scratch ! Un immense bravo à ces trois féminines !!

Parmi les solos : Julian Sanz Garcia, possible prétendant au podium, a malheureusement été victime de sérieux troubles gastriques et n'a pu se mêler à la bagarre entre les très costauds.

Et puis bien sûr, chacun des 70 autres solos est à saluer ! Quel courage de tourner seuls souvent sur ce circuit alors qu'ils étaient sans cesse dépassés par des cohortes de cyclistes plus rapides qu'eux, parce que tellement plus frais et reposés ! Il leur en a fallu de la constance, de la détermination et de la force mentale pour garder le cap et ne pas s'éterniser dans les stands où d'autres dormaient, se restauraient ou se faisaient masser en attendant d'effectuer leurs relais longs d'une ou deux heures seulement ! Pas de passages de relais pour eux, à chaque tour le pont Dunlop sans rémission aucune, et si peu d'abri à prendre dans les longues lignes droites ventées.
Ces 76 là furent, je crois, les véritables héros de ces 24 heures vélo du Mans !

Avec une pensée toute particulière pour Franck Roussel, dossard 132, et dont le maillot noir orné des mots "24 heures pour Paul" et de la photo en noir et blanc du visage d'un tout jeune homme m'avait fait deviner la triste raison du défi qu'il s'était lançé - boucler le plus grand nombre de tours en souvenir et en hommage à son fils Paul décédé en début d'année dans un accident de moto. Et ce défi, il l'a bien sûr réussi - alors que dire d'une aventure humaine telle que celle-ci ? d'un tel courage ? Je n'ose même pas imaginer l'ampleur de l'émotion qui a dû être la sienne lorsqu'il a franchi la ligne d'arrivée.

Voilà, vous devez commencer  à comprendre pourquoi nous (André et moi : le team duo mixte EcoCyclo) avons adoré ces 24 heures.
Mais à André de prendre le relais au clavier - procédons à l'inverse de ce que nous avons pratiqué sur le circuit Bugatti !


Je prends le relais du clavier et en même temps celui des 24 h vélo.
En effet il était dit que nous allions procéder ainsi, je faisais le départ en roulant deux heures et Patricia me relayait en s'accrochant 1 h 30. Et si tout se passait bien, elle devait faire la dernière heure.

Depuis tout jeune, s'il y a une chose que je regarde sur ce circuit mythique, c'est bien le départ des 24 h du Mans, aussi bien autos que motos.
Voir ces pilotes courir et sauter ensuite sur leurs machines me donne le frisson.
Me dire que j'allais les imiter m'excitait au max.
A 15 h pile on est lancés, et là faut se faire très mal pour prendre les bonnes roues d'autant plus que le pneu Dunlop s'attaque d'entrée. On a beau avoir fait un tour de chauffe, avoir repéré le circuit le matin, là on est dedans, c'est plus la même, la vitesse est deux fois plus rapide, les roues plus nombreuses, les trajectoires sont différentes.
Et bien sûr au premier virage, celui de la Chapelle, première gamelle, ça refroidit, les secours seront  déjà sur place au tour suivant, ça fout les boules car on verra ce coureur allongé pendant plusieurs tours , manifestement c'est fini pour lui et il n'aura pas fait un tour.

Ce virage de la Chapelle est assez serré et débouche sur un petit taquet, quand tu es seul tu peux le négocier en pédalant, en groupe tu laisses filer mais si tu as le malheur de décrocher  c'est au sprint qu'il te faudra reboucher.
Le prochain, " le musée ", c'est un virage à gauche pas compliqué mais qu'il ne faut pas prendre à la corde car le vent, très présent tout au long de ces 24 h, te ralentit quelque peu.
Ensuite une belle ligne droite de 200 m en faux plat descendant est souvent avalée sur la 12 voire la 11.
Au bout, nous attendent deux virages," le garage vert ",  droite-droite serrés tous les deux et qui se passent à la corde , le premier te déporte un peu pour repiquer sur le deuxième, idem là, si t'as laissé du mou ben faut lever les fesses pour recoller.
La moyenne augmente à partir de cet endroit, des pointes à plus de 55 jusqu'au " chemin aux boeufs ", virage gauche-droite, tous les deux à la corde, la vitesse baisse à peine jusqu'aux  " S bleues "  juste avant " le raccordement " deux virages droite-droite serrés avant de rentrer dans la ligne droite des stands, celle -ci se fait souvent à bloc jusqu'aux " Chicanes Dunlop " et cette bosse longue de 600 m.
Mon groupe s'est constitué après quelques tours de circuit, je reconnais le maillot de Christoph Strasser.


Strasser au premier plan, ligne d'arrivée franchie

Patricia m'avait dit qu'il avait fait la RAAM, il est bien sûr en solo et fera un numéro. Thierry notre partenaire  Eco-Cyclo est également dans ce groupe, lui aussi en solo.
Les 2 h approchent et Patricia au bord de la piste m'annonce mon dernier tour. Un signe de la main au " raccordement " et je rentre dans les stands à 20 klm/h sinon c'est la pénalité.
Mon paddock est tout au bout, j'ai le temps de défaire la puce de ma cheville pour la mettre sur celle de Patricia qui m'attend prête à s'élancer, un bisou et zou...




Bon ben me voilà en piste ! 1h30 à m'accrocher....le programme est on ne peut plus simple !

Et ça m'a diablement plu, cette simplicité  ! Si je ne pouvais tenir les roues, j'attendais les suivantes sans pour autant me relever.
M'accrocher dans les roues, accrocher les roues qui passent, ne pas lâcher la roue, anticiper la relance en sortie de virage, boucher les trous sans attendre, me placer correctement en début de virage, tenir, tenir....Ne plus y tenir, mais déjà me refaire mal pour accrocher les roues qui passent. Et puis, tiens, je suis seule dans le vent, mais non y'a des gars derrière, dans ma roue, allez continue, à chacun son tour de donner ce qu'il ou elle a à donner et si tu peux les emmener, tu les emmènes !

C'est mon dernier tour, je ne garde rien sous la pédale.
Jamais je ne me suis fait aussi 'mal' aussi longtemps. D'hab, je lâche toujours au bout d'un moment. Mais là, je ne pédale pas que pour ma pomme ! Je pédale pour André, pour notre duo. Je veux tellement ne rien avoir à me reprocher, être à la hauteur des efforts qu'André fournit.
Et pourtant, je suis venue aux 24 h pour le fun, sans ambition et sans objectif. Mais là, c'est trop fort, je m'amuse trop, y'a rien d'autre que le jeu !
Et puis pas de carrefours, pas de stop, pas de circulation, pas de gros grain dans le revêtement, pas de trous dans la chaussée, pas de bandes blanches, pas de plaques d'égout, pas de voitures menaçantes, pas d'embranchement dangereux, à peine quelques cyclistes qui font des écarts ou ont des trajectoires surprenantes en virage.
Mais chacun est vigilant, les plus lents à droite, les plus rapides à gauche préviennent de leur arrivée et doublent sans mettre qui que ce soit en danger. Respect, oui tout le monde se respecte sur ce circuit. Se protège et protège l'autre, les autres.
C'est le pied absolu ! Le vélo à fond (certes tout le monde n'évolue pas à la même vitesse lorsqu'il ou elle est à fond, mais quelle importance ?), rien que le vélo et l'effort, rien que le mouvement individuel et l'intégration au mouvement collectif.
That's life!

Et ce circuit fabuleux, qui jamais ne lasse, qui alterne montée, virage en descente, faux plat montant, virages à prendre à la corde, chicanes, longs bouts droits. Pas une seconde d'ennui !
Et pourtant pratiquemment aucune parole échangée, nous sommes tous au max, concentrés, attentifs.

Voilà la routine de mes relais longs d'1 h 30 est en place. Seules changeront les lumières (ah la magie du circuit de nuit), les températures (oh que la chaleur du dernier relais fut difficile à supporter après la nuit sans sommeil et les efforts consentis), les sensations de forme (ah la montée Dunlop, de plus en plus exigeante au fil des tours !) et bien sûr les heures.
Le plaisir énorme pris à ce jeu cycliste restera toujours entier, à chacun de mes 7 relais, jusqu'à 15h00 le dimanche!
Si entier que je me projette déjà dans les 24 h Vélo du Mans 2010.

Mais que j'en revienne à la fin de mon relais initial.
Il est 18h25 à la grande horloge du début de la ligne des stands. Au prochain tour, ce sera l'heure de passer le relais à André, comme les minutes ont défilé à toute allure !
Ah faut vraiment que je me fasse violence pour ne pas rouler au-dessus de 20 km/h dans les stands ! Mais surtout, il faut me montrer vigilante, y'a du monde partout !
Au passage, les trois tapis rouge en guise de passages piétons. Et au micro la voix de Roland Mèche, speaker phénoménal de compétence et d'endurance, sans qui ces 24 h n'auraient pas la même saveur.

André est là-bas qui attend, tout au bout. Passage de relais, passage de puce. Attends, un bisou porte-bonheur, et zou.
A toi my love!



Mon premier relais terminé, une personne de l'organisation me demande de venir aux stands parler de la Patrouille Eco Cyclo, je préfère laisser le soin à Patricia de le faire à ma place. Je réalise bien après que c'est Roger Bordeau, dommage, moi qui voulais faire sa connaissance.
Dans notre paddock se trouvent 5 solos et deux équipes de duo, un petit écran nous indique notre position et le nombre de tours effectués.
C'est le top mais je préfère m'allonger une heure et quand vient la dernière demi-heure je me prépare.
Un coup d'oeil à la TV, Patricia se débrouille bien, je vais au bord de la piste pour lui dire " dernier tour ", elle arrive, la puce, le bisou et c'est reparti.

Un groupe passe, il me faut l'accrocher, ça redémarre fort, les jambes sont lourdes et la bosse à froid c'est mortel mais après deux tours tout se remet en place.
Là, sur ce relais c'est différent, nous sommes moins nombreux, les dossards en 600 et quelques ( équipes de 6 ) et les dossards en 400 et quelques ( équipes de 4 ) représentent le plus grand nombre.
Tiens une moto qui nous passe dans la bosse avec derrière un coureur, c'est le premier de l'épreuve il est seul, il fait partie de l'équipe Solhimal, ses poursuivants ne sont pas loin,  j'ai remarqué deux dossards portant le 201 et le 203, ils se tireront la bourre jusqu'au dernier tour, en effet la victoire finale en duo masculin fut très indécise, pour celle des duos mixte on y reviendra.
Sebastien Bertholet le n° 111 est aussi présent dans ce groupe. A ce moment de la course, après environ 4 h qu'il rivalise avec les équipes, la moyenne est à 42, c'est de la folie, comment va-t-il finir?


Bertholet au premier plan, une fois la ligne d'arrivée franchie.

De mon groupe certains ont voulu sauter dans ses roues, et les compteurs se sont affolés.
Au moment d'aborder Dunlop, on est rentrés dans le rang.
Patricia venait de me faire signe, c'était le moment de laisser ma place, il était 20 h 30, elle attaquait son deuxième relais.




Bon, promis, on ne va pas vous en coller pour 24 h de lecture à effectuer en relais, avec votre cher (ou chère) et tendre.
Donc je vais faire court et vite relayer avec André, pour qu'il vous tire une conclusion à sa manière.

Outre les bonheurs vélo sur la piste, il y avait ceux des stands !
Tout un fourmillement humain, pensez donc, entre 1000 et 2000 personnes concentrées au même endroit, pendant des heures.
Et bien, tout s'est bien passé ! Juste un petit coup de gueule, pour un rideau de fer fermé ou ouvert dans le plus grand des fracas par nos voisins militaires alors que je venais enfin de fermer les yeux quelques secondes !

Là encore, respect de l'autre.
Il faut dire que l'organisation est au top et que les organisateurs ont su mettre l'accent sur la nécessité de ce respect des autres lors du briefing.....et se sont donné les moyens de faire respecter cette règle fondamentale à tout un chacun !
 Il ne faut pas oublier que le circuit des 24h du Mans est doté d'infrastructures exceptionnelles, dont par exemple une vingtaine de caméras sur le circuit. Outre le renforcement de la sécurité des coureurs, cela rend la tricherie difficile, de même que le non respect des interdictions.

Enfin, l'ambiance est vraiment à l'échange et à la solidarité. Et aux rencontres.
Rien de tel que les heures somnolentes du milieu de nuit pour que certaines défenses ou certains masques tombent.
Et au petit matin, alors que les silhouettes graciles des coureurs en danseuse se détachaient telles un train d' ombres chinoises sur l'arrière-plan rose bleuté du pneu Dunlop, étrange chaîne humaine des sommets cyclistes, dans les box nous avions le sentiment de cotoyer depuis très longtemps les assistants ou coureurs qui s'y trouvaient, encore engourdis par le froid et le sommeil, les yeux creusés, le regard mal assuré mais avec des sourires et des encouragements aux lèvres.
Moments précieux d'une humanité partagée, sans arrière-pensée.

Et sur le bord de la piste, toujours les équipiers ou membres de la famille pendus aux panneaux de plexiglass, à féliciter ou encourager leurs coureurs favoris, à les prendre en photo, à leur tendre un panneau avec leurs temps de passage ou bien l'écart les séparant de leurs adversaires les plus directs.
Toute une tranche de vie bruissante qui n'a pas cessé de toute la nuit, si rassurante, si chaude, lorsque je sortais du box pour me poster entre les deux bandes jaunes signalant l'espace central des relayeurs.
Tout comme retrouver cette animation mue par la camaraderie ou l'amitié au sortir des tours effectués par des températures nocturnes frisquettes me réchauffait instantanément.

Oui, sur la piste, comme hors de la piste, tout ne fut que plaisir, joie et bonne humeur.
Et puis tout cela magnifié encore par le fait qu'André et moi étions ensemble, courions l'un pour l'autre. Tout de même, ce n'est pas rien, ça !!
Alors, sans aucun conteste, ce fut le plus beau de mes week-ends cyclistes en 2009.
Et cerise sur le gâteau, la victoire dans la catégorie des duos mixtes. Mais je laisse André vous conter cela, il le fera bien mieux que moi !
Well, your turn again, André!




Changement de décor, la piste est entièrement éclairée, la nuit est donc tombée sur ces 24 h vélo.
J'ai préféré démarrer coolos dans ce relais, mon 3 ème, pour me mettre en jambes progressivement puis pour prendre le pouls de cette nouvelle façon de rouler.
En effet les repères sont différents, nos propres ombres sont devant derrière, sur le côté, ça surprend par moments, puis quand tout rentre dans l'ordre on reprend un groupe, et la vigilance est de mise, nos ombres nous tiennent éveillés, on laisse un plus grand écart et les relances font plus mal.
La nuit nous donne de bonnes jambes, ce sera un bon relais, moins rapide que mes deux premiers mais à une bonne allure tout de même.
Il fait frais et au moment de passer la puce, je remarque que Patricia s'est bien couverte, elle a bien fait.
Le vent n'est pas tombé et a fraîchi.

Dans le box, j'ai essayé de dormir, en vain, mais le fait de fermer les yeux m'a aidé à remettre une bonne série de deux heures, je suis resté dans le rythme du précédent.
C'est à ce moment là que Patricia m'annonce qu'on est 6 ème des duos.
Effectivement Georges qui assiste Gilles Defrance m'explique tous ces chiffres qui défilent à l'écran et je remarque que le 214 passe devant nous quand Patricia est sur la piste.
Bon, normal me dis-je et puis c'est pas mal mais au fait on fait partie d'un duo mixte et si...

J'attaque mon 5 ème à 5 h du mat et je double ce fameux n° 214 porté par une femme, ben voilà on est en concurrence avec cette équipe. Le problème c'est que je me fais sortir à chaque fois dans la bosse, il me reste une dizaine de mns et là grosse fringale, je pourrais laisser mon relais à Patricia mais on a merdé au dernier, je l'attendais sur le bord de la piste pour lui annoncer son dernier tour lorsqu'elle arriva. Je n'étais pas habillé, on a perdu 5 mns.

 Le jour s'est levé, je passe mon relais en finissant carbo mais elle me rassure en me disant qu'on a 2 tours d'avance.
La puce, le bisou et fais de ton mieux.
Il faut que je mange sinon je vais me traîner au prochain relais.

Celui-ci s'est bien déroulé, j'étais bien, par contre ça commence à me titiller, les 214 passent devant par moments, des fois c'est nous.
A mon dernier relais ils nous restent 3 h de course, à un moment l'idée de faire un relais de 3 h m'a effleuré l'esprit  mais je veux que Patricia termine nos 24 h et tant pis pour le résultat.
De toutes façons il est 14 h et je suis rétamé, j'ai tout donné, j'annonce mon dernier tour à Patricia, il lui reste une bonne heure.

Je ne regarderai l'écran qu'à une demi heure de la fin. On a deux tours d'avance et le speaker a évalué la fin dans 4 tours.
Un tour d'avance,il reste trois tours. Un tour ...deux tours.
5 mns d'avance et le speaker annonce la fin des premiers 24 h du Mans vélo.
Depuis j'ai pris contact avec les 214. Bravo Carol et Luc.


Et voici nos 24h chiffrées :

198 tours, donc 828.63 km à la moyenne de 34.43 km/h
   Dont 497 km effectués par André en 13h49 et en 117 tours
   Dont 331 km effectués par Pat en 10h10 et en 81 tours
André : 7 relais de 2 h
Pat : 6 relais de 1h30 + 1 relais de 1 h
Dénivelé total :  5980 m
Classement final : 99° scratch sur 276 ; 5° des duos masculins et mixtes sur 28 ; 1° des duos mixtes sur 6.


Allez, à votre tour, nous vous passons le relais pour les commentaires !!




PS :  Et comment ne pas mettre la citation de ce WE sortie  par Thierry Saint Léger :
          " Je ne mettrai plus de dunlop " .
         Avec l'accent du midi bien sûr.
         Comme je le comprends, 159 montées, bravo Titi...





A feuilleter ou voir en diaporama :
notre album photos des 24 h Vélo


Autres récits ou compte-rendus des 24h publiés sur la toile :
Sébastien, le vainqueur des Solos



[Textes et mise en page : André et Patricia - Photos : Ouest France et André]