24 heures, c'est rien dans une vie mais cela peut être très long à raconter et donc à lire (prenez
Ulysse de James Joyce par exemple : 650 pages
pour 19 heures de la vie de son héros), surtout lorsque ces 24 heures ont été vécues sur le mode sportif intense.
Mais, pour être franche, la perspective d'un long récit chronologique de ces 24 heures, à la trame narrative bien ficelée, m'ennuie.
Alors nous allons faire dans l'aléatoire !
Comme pour l'écoute des morceaux de musique sur l'Ipod, ou pour
le visionnage du diaporama des photos de l'album de ces 24 heures vélo,
photos assorties de commentaires explicatifs.
Pour ceux qui ignoreraient en quoi ont consisté ces premières 24H Vélo du Mans, RV sur
le site officiel. Vous y trouverez tout :
la structure organisatrice,
les modalités,
le parcours,
les classements,
les vidéos ou articles sur l'évènement.
Pour vous donner une idée du circuit Bugatti, vous pouvez visionner
cette vidéo tournée par Laurent Devoyon, l'initiateur de
JP1C.com, mise en ligne par ses soins sur Facebook. Hélas il manque la montée sur le pont Dunlop et la descente sur le virage de la Chapelle, mais vous avez tout le reste !
Pensées ou constats sur le mode aléatoire :
- au départ samedi sur la piste : 276 coureurs dont 76 solos ; il y a donc eu en permanence 276 (ou presque, puisque les solos ont bien été obligés de faire quelques arrêts à leur stand) cyclistes
à tourner sur le circuit. Mais au total plus d'un millier de cyclistes ont été concernés par l'épreuve. Donc pas de solitude sur les 4 km du circuit !
- pas de monotonie non plus car, si vous reconnaissiez souvent des numéros de dossard ou des graphismes de maillot, c'était rarement le même cycliste qui en était le porteur - donc variété des
silhouettes, de l'affûtage, du galbe des jambes, du coup de pédale, de la trajectoire prise, etc. Pour les observateurs, ce fut un régal ! Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre....bon
allez vais pas vous faire le coup de la parodie du poème de Verlaine, z'êtes pas sur ce blog pour ça !
- les perfs qui m'ont complètement bluffée : celles des solos, bien évidemment !
Sébastien Bertholet arrive 30° au scratch et 1° solo - il a été capable de faire 217 fois le tour du circuit et donc de parcourir 908 km à la vitesse de 37.71 km/h. Enorme, non ?
Christoph Strasser lui se classe 75° au scratch et 2° solo grâce à ses 204 tours et 853 km effectués.
Et que dire de Geneviève Faburel, tunique Lisi Aerospace et une habituée de superbes temps sur PBP, qui a parcouru la distance de 728 km à la moyenne de 30 km/h, performance qui lui vaut de
remporter la catégorie Solo Féminine, devant Sinna Witte et Lynne Coldray, et de se classer 181° au scratch ! Un immense bravo à ces trois féminines !!
Parmi les solos : Julian Sanz Garcia, possible prétendant au podium, a malheureusement été victime de sérieux troubles gastriques et n'a pu se mêler à la bagarre entre les très costauds.
Et puis bien sûr, chacun des 70 autres solos est à saluer ! Quel courage de tourner seuls souvent sur ce circuit alors qu'ils étaient sans cesse dépassés par des cohortes de cyclistes plus rapides
qu'eux, parce que tellement plus frais et reposés ! Il leur en a fallu de la constance, de la détermination et de la force mentale pour garder le cap et ne pas s'éterniser dans les stands où
d'autres dormaient, se restauraient ou se faisaient masser en attendant d'effectuer leurs relais longs d'une ou deux heures seulement ! Pas de passages de relais pour eux, à chaque tour le pont
Dunlop sans rémission aucune, et si peu d'abri à prendre dans les longues lignes droites ventées.
Ces 76 là furent, je crois, les véritables héros de ces 24 heures vélo du Mans !
Avec une pensée toute particulière pour Franck Roussel, dossard 132, et dont le maillot noir orné des mots "24 heures pour Paul" et de la photo en noir et blanc du visage d'un tout jeune homme
m'avait fait deviner la triste raison du défi qu'il s'était lançé - boucler le plus grand nombre de tours en souvenir et en hommage à son fils Paul décédé en début d'année dans un accident de moto.
Et ce défi, il l'a bien sûr réussi - alors que dire d'une aventure humaine telle que celle-ci ? d'un tel courage ? Je n'ose même pas imaginer l'ampleur de l'émotion qui a dû être la sienne
lorsqu'il a franchi la ligne d'arrivée.
Voilà, vous devez commencer à comprendre pourquoi nous (André et moi : le team duo mixte EcoCyclo) avons adoré ces 24 heures.
Mais à André de prendre le relais au clavier - procédons à l'inverse de ce que nous avons pratiqué sur le circuit Bugatti !

Je prends le relais du clavier et en même temps celui des 24 h vélo.
En effet il était dit que nous allions procéder ainsi, je faisais le départ en roulant deux heures et Patricia me relayait en s'accrochant 1 h 30. Et si tout se passait bien, elle devait faire la
dernière heure.
Depuis tout jeune, s'il y a une chose que je regarde sur ce circuit mythique, c'est bien le départ des 24 h du Mans, aussi bien autos que motos.
Voir ces pilotes courir et sauter ensuite sur leurs machines me donne le frisson.
Me dire que j'allais les imiter m'excitait au max.
A 15 h pile on est lancés, et là faut se faire très mal pour prendre les bonnes roues d'autant plus que le pneu Dunlop s'attaque d'entrée. On a beau avoir fait un tour de chauffe, avoir repéré le
circuit le matin, là on est dedans, c'est plus la même, la vitesse est deux fois plus rapide, les roues plus nombreuses, les trajectoires sont différentes.
Et bien sûr au premier virage, celui de la Chapelle, première gamelle, ça refroidit, les secours seront déjà sur place au tour suivant, ça fout les boules car on verra ce coureur allongé
pendant plusieurs tours , manifestement c'est fini pour lui et il n'aura pas fait un tour.
Ce virage de la Chapelle est assez serré et débouche sur un petit taquet, quand tu es seul tu peux le négocier en pédalant, en groupe tu laisses filer mais si tu as le malheur de décrocher
c'est au sprint qu'il te faudra reboucher.
Le prochain, " le musée ", c'est un virage à gauche pas compliqué mais qu'il ne faut pas prendre à la corde car le vent, très présent tout au long de ces 24 h, te ralentit quelque peu.
Ensuite une belle ligne droite de 200 m en faux plat descendant est souvent avalée sur la 12 voire la 11.
Au bout, nous attendent deux virages," le garage vert ", droite-droite serrés tous les deux et qui se passent à la corde , le premier te déporte un peu pour repiquer sur le deuxième, idem là,
si t'as laissé du mou ben faut lever les fesses pour recoller.
La moyenne augmente à partir de cet endroit, des pointes à plus de 55 jusqu'au " chemin aux boeufs ", virage gauche-droite, tous les deux à la corde, la vitesse baisse à peine jusqu'aux " S
bleues " juste avant " le raccordement " deux virages droite-droite serrés avant de rentrer dans la ligne droite des stands, celle -ci se fait souvent à bloc jusqu'aux " Chicanes Dunlop " et
cette bosse longue de 600 m.
Mon groupe s'est constitué après quelques tours de circuit, je reconnais le maillot de Christoph Strasser.
Patricia m'avait dit qu'il avait fait la RAAM, il est bien sûr en solo et fera un numéro. Thierry notre partenaire Eco-Cyclo est également dans ce groupe, lui aussi en solo.
Les 2 h approchent et Patricia au bord de la piste m'annonce mon dernier tour. Un signe de la main au " raccordement " et je rentre dans les stands à 20 klm/h sinon c'est la pénalité.
Mon paddock est tout au bout, j'ai le temps de défaire la puce de ma cheville pour la mettre sur celle de Patricia qui m'attend prête à s'élancer, un bisou et zou...
Bon ben me voilà en piste ! 1h30 à m'accrocher....le programme est on ne peut plus simple !
Et ça m'a diablement plu, cette simplicité ! Si je ne pouvais tenir les roues, j'attendais les suivantes sans pour autant me relever.
M'accrocher dans les roues, accrocher les roues qui passent, ne pas lâcher la roue, anticiper la relance en sortie de virage, boucher les trous sans attendre, me placer correctement en début de
virage, tenir, tenir....Ne plus y tenir, mais déjà me refaire mal pour accrocher les roues qui passent. Et puis, tiens, je suis seule dans le vent, mais non y'a des gars derrière, dans ma roue,
allez continue, à chacun son tour de donner ce qu'il ou elle a à donner et si tu peux les emmener, tu les emmènes !
C'est mon dernier tour, je ne garde rien sous la pédale.
Jamais je ne me suis fait aussi 'mal' aussi longtemps. D'hab, je lâche toujours au bout d'un moment. Mais là, je ne pédale pas que pour ma pomme ! Je pédale pour André, pour notre duo. Je veux
tellement ne rien avoir à me reprocher, être à la hauteur des efforts qu'André fournit.
Et pourtant, je suis venue aux 24 h pour le fun, sans ambition et sans objectif. Mais là, c'est trop fort, je m'amuse trop, y'a rien d'autre que le jeu !
Et puis pas de carrefours, pas de stop, pas de circulation, pas de gros grain dans le revêtement, pas de trous dans la chaussée, pas de bandes blanches, pas de plaques d'égout, pas de voitures
menaçantes, pas d'embranchement dangereux, à peine quelques cyclistes qui font des écarts ou ont des trajectoires surprenantes en virage.
Mais chacun est vigilant, les plus lents à droite, les plus rapides à gauche préviennent de leur arrivée et doublent sans mettre qui que ce soit en danger. Respect, oui tout le monde se respecte
sur ce circuit. Se protège et protège l'autre, les autres.
C'est le pied absolu ! Le vélo à fond (certes tout le monde n'évolue pas à la même vitesse lorsqu'il ou elle est à fond, mais quelle importance ?), rien que le vélo et l'effort, rien que le
mouvement individuel et l'intégration au mouvement collectif.
That's life!
Et ce circuit fabuleux, qui jamais ne lasse, qui alterne montée, virage en descente, faux plat montant, virages à prendre à la corde, chicanes, longs bouts droits. Pas une seconde d'ennui !
Et pourtant pratiquemment aucune parole échangée, nous sommes tous au max, concentrés, attentifs.
Voilà la routine de mes relais longs d'1 h 30 est en place. Seules changeront les lumières (ah la magie du circuit de nuit), les températures (oh que la chaleur du dernier relais fut difficile à
supporter après la nuit sans sommeil et les efforts consentis), les sensations de forme (ah la montée Dunlop, de plus en plus exigeante au fil des tours !) et bien sûr les heures.
Le plaisir énorme pris à ce jeu cycliste restera toujours entier, à chacun de mes 7 relais, jusqu'à 15h00 le dimanche!
Si entier que je me projette déjà dans les 24 h Vélo du Mans 2010.
Mais que j'en revienne à la fin de mon relais initial.
Il est 18h25 à la grande horloge du début de la ligne des stands. Au prochain tour, ce sera l'heure de passer le relais à André, comme les minutes ont défilé à toute allure !
Ah faut vraiment que je me fasse violence pour ne pas rouler au-dessus de 20 km/h dans les stands ! Mais surtout, il faut me montrer vigilante, y'a du monde partout !
Au passage, les trois tapis rouge en guise de passages piétons. Et au micro la voix de Roland Mèche, speaker phénoménal de compétence et d'endurance, sans qui ces 24 h n'auraient pas la même
saveur.
André est là-bas qui attend, tout au bout. Passage de relais, passage de puce. Attends, un bisou porte-bonheur, et zou.
A toi my love!

Mon premier relais terminé, une personne de l'organisation me demande de venir aux stands parler de la Patrouille Eco Cyclo, je préfère laisser le soin à Patricia de le faire à ma place. Je réalise
bien après que c'est Roger Bordeau, dommage, moi qui voulais faire sa connaissance.
Dans notre paddock se trouvent 5 solos et deux équipes de duo, un petit écran nous indique notre position et le nombre de tours effectués.
C'est le top mais je préfère m'allonger une heure et quand vient la dernière demi-heure je me prépare.
Un coup d'oeil à la TV, Patricia se débrouille bien, je vais au bord de la piste pour lui dire " dernier tour ", elle arrive, la puce, le bisou et c'est reparti.
Un groupe passe, il me faut l'accrocher, ça redémarre fort, les jambes sont lourdes et la bosse à froid c'est mortel mais après deux tours tout se remet en place.
Là, sur ce relais c'est différent, nous sommes moins nombreux, les dossards en 600 et quelques ( équipes de 6 ) et les dossards en 400 et quelques ( équipes de 4 ) représentent le plus grand
nombre.
Tiens une moto qui nous passe dans la bosse avec derrière un coureur, c'est le premier de l'épreuve il est seul, il fait partie de l'équipe Solhimal, ses poursuivants ne sont pas loin, j'ai
remarqué deux dossards portant le 201 et le 203, ils se tireront la bourre jusqu'au dernier tour, en effet la victoire finale en duo masculin fut très indécise, pour celle des duos mixte on y
reviendra.
Sebastien Bertholet le n° 111 est aussi présent dans ce groupe. A ce moment de la course, après environ 4 h qu'il rivalise avec les équipes, la moyenne est à 42, c'est de la folie, comment va-t-il
finir?
De mon groupe certains ont voulu sauter dans ses roues, et les compteurs se sont affolés.
Au moment d'aborder Dunlop, on est rentrés dans le rang.
Patricia venait de me faire signe, c'était le moment de laisser ma place, il était 20 h 30, elle attaquait son deuxième relais.
Bon, promis, on ne va pas vous en coller pour 24 h de lecture à effectuer en relais, avec votre cher (ou chère) et tendre.
Donc je vais faire court et vite relayer avec André, pour qu'il vous tire une conclusion à sa manière.
Outre les bonheurs vélo sur la piste, il y avait ceux des stands !
Tout un fourmillement humain, pensez donc, entre 1000 et 2000 personnes concentrées au même endroit, pendant des heures.
Et bien, tout s'est bien passé ! Juste un petit coup de gueule, pour un rideau de fer fermé ou ouvert dans le plus grand des fracas par nos voisins militaires alors que je venais enfin de fermer
les yeux quelques secondes !
Là encore, respect de l'autre.
Il faut dire que l'organisation est au top et que les organisateurs ont su mettre l'accent sur la nécessité de ce respect des autres lors du briefing.....et se sont donné les moyens de faire
respecter cette règle fondamentale à tout un chacun !
Il ne faut pas oublier que le circuit des 24h du Mans est doté d'infrastructures exceptionnelles, dont par exemple une vingtaine de caméras sur le circuit. Outre le renforcement de la
sécurité des coureurs, cela rend la tricherie difficile, de même que le non respect des interdictions.
Enfin, l'ambiance est vraiment à l'échange et à la solidarité. Et aux rencontres.
Rien de tel que les heures somnolentes du milieu de nuit pour que certaines défenses ou certains masques tombent.
Et au petit matin, alors que les silhouettes graciles des coureurs en danseuse se détachaient telles un train d' ombres chinoises sur l'arrière-plan rose bleuté du pneu Dunlop, étrange chaîne
humaine des sommets cyclistes, dans les box nous avions le sentiment de cotoyer depuis très longtemps les assistants ou coureurs qui s'y trouvaient, encore engourdis par le froid et le sommeil, les
yeux creusés, le regard mal assuré mais avec des sourires et des encouragements aux lèvres.
Moments précieux d'une humanité partagée, sans arrière-pensée.
Et sur le bord de la piste, toujours les équipiers ou membres de la famille pendus aux panneaux de plexiglass, à féliciter ou encourager leurs coureurs favoris, à les prendre en photo, à leur
tendre un panneau avec leurs temps de passage ou bien l'écart les séparant de leurs adversaires les plus directs.
Toute une tranche de vie bruissante qui n'a pas cessé de toute la nuit, si rassurante, si chaude, lorsque je sortais du box pour me poster entre les deux bandes jaunes signalant l'espace central
des relayeurs.
Tout comme retrouver cette animation mue par la camaraderie ou l'amitié au sortir des tours effectués par des températures nocturnes frisquettes me réchauffait instantanément.
Oui, sur la piste, comme hors de la piste, tout ne fut que plaisir, joie et bonne humeur.
Et puis tout cela magnifié encore par le fait qu'André et moi étions ensemble, courions l'un pour l'autre. Tout de même, ce n'est pas rien, ça !!
Alors, sans aucun conteste, ce fut le plus beau de mes week-ends cyclistes en 2009.
Et cerise sur le gâteau, la victoire dans la catégorie des duos mixtes. Mais je laisse André vous conter cela, il le fera bien mieux que moi !
Well, your turn again, André!
Changement de décor, la piste est entièrement éclairée, la nuit est donc tombée sur ces 24 h vélo.
J'ai préféré démarrer coolos dans ce relais, mon 3 ème, pour me mettre en jambes progressivement puis pour prendre le pouls de cette nouvelle façon de rouler.
En effet les repères sont différents, nos propres ombres sont devant derrière, sur le côté, ça surprend par moments, puis quand tout rentre dans l'ordre on reprend un groupe, et la vigilance est de
mise, nos ombres nous tiennent éveillés, on laisse un plus grand écart et les relances font plus mal.
La nuit nous donne de bonnes jambes, ce sera un bon relais, moins rapide que mes deux premiers mais à une bonne allure tout de même.
Il fait frais et au moment de passer la puce, je remarque que Patricia s'est bien couverte, elle a bien fait.
Le vent n'est pas tombé et a fraîchi.
Dans le box, j'ai essayé de dormir, en vain, mais le fait de fermer les yeux m'a aidé à remettre une bonne série de deux heures, je suis resté dans le rythme du précédent.
C'est à ce moment là que Patricia m'annonce qu'on est 6 ème des duos.
Effectivement Georges qui assiste Gilles Defrance m'explique tous ces chiffres qui défilent à l'écran et je remarque que le 214 passe devant nous quand Patricia est sur la piste.
Bon, normal me dis-je et puis c'est pas mal mais au fait on fait partie d'un duo mixte et si...
J'attaque mon 5 ème à 5 h du mat et je double ce fameux n° 214 porté par une femme, ben voilà on est en concurrence avec cette équipe. Le problème c'est que je me fais sortir à chaque fois dans la
bosse, il me reste une dizaine de mns et là grosse fringale, je pourrais laisser mon relais à Patricia mais on a merdé au dernier, je l'attendais sur le bord de la piste pour lui annoncer son
dernier tour lorsqu'elle arriva. Je n'étais pas habillé, on a perdu 5 mns.
Le jour s'est levé, je passe mon relais en finissant carbo mais elle me rassure en me disant qu'on a 2 tours d'avance.
La puce, le bisou et fais de ton mieux.
Il faut que je mange sinon je vais me traîner au prochain relais.
Celui-ci s'est bien déroulé, j'étais bien, par contre ça commence à me titiller, les 214 passent devant par moments, des fois c'est nous.
A mon dernier relais ils nous restent 3 h de course, à un moment l'idée de faire un relais de 3 h m'a effleuré l'esprit mais je veux que Patricia termine nos 24 h et tant pis pour le
résultat.
De toutes façons il est 14 h et je suis rétamé, j'ai tout donné, j'annonce mon dernier tour à Patricia, il lui reste une bonne heure.
Je ne regarderai l'écran qu'à une demi heure de la fin. On a deux tours d'avance et le speaker a évalué la fin dans 4 tours.
Un tour d'avance,il reste trois tours. Un tour ...deux tours.
5 mns d'avance et le speaker annonce la fin des premiers 24 h du Mans vélo.
Depuis j'ai pris contact avec les 214. Bravo Carol et Luc.
Et voici nos 24h chiffrées :
198 tours, donc 828.63 km à la moyenne de 34.43 km/h
Dont 497 km effectués par André en 13h49 et en 117 tours
Dont 331 km effectués par Pat en 10h10 et en 81 tours
André : 7 relais de 2 h
Pat : 6 relais de 1h30 + 1 relais de 1 h
Dénivelé total : 5980 m
Classement final : 99° scratch sur 276 ; 5° des duos masculins et mixtes sur 28 ; 1° des duos mixtes sur 6.
Allez, à votre tour, nous vous passons le relais pour les commentaires !!
PS : Et comment ne pas mettre la citation de ce WE sortie par Thierry Saint Léger :
" Je ne mettrai plus de dunlop " .
Avec l'accent du midi bien sûr.
Comme je le comprends, 159 montées, bravo Titi...
[Textes et mise en page : André et Patricia - Photos : Ouest France et André]
Patricia& André Bonsoir,
Superbe;pour se replonger dans les 24h du Mans et d'autres CR. De bons
souvenirs (mais oublier le dur!!!!) dans l'attente sur les routes des ultras????
je viens de découvrir votre blog
Amicalement-gilles
Content de recevoir de tes nouvelles ici, j'imagine que ces 24 h resteront de bons moments passés ensemble, Georges va bien ?
J'espère qu'on se retrouvera tous au RPE ou ailleurs.
André
Je ne sais plus quoi dire à force: vous faites tellement de choses extra...cela inspire l'admiration, le respect...et l'envie...mais bon, je ne joue pas dans la même catégorie...et puis je serais bien incapable de courir à fond la caisse comme le Dédé avec des chaussures de vélo...
Pat, apparemment, tu as eu droit à une belle paire de roues pour l'occasion...Dédé t'a t'il ENFIN fait le beau cadeau tant attendu?
Bises à tous les deux...
Marieno.
Merci pour ton petit mot. On a bien pensé à toi quand on a traversé la Beauce
Euh ! Pour les roues ? not yet
Gros bisous à bientôt
André
Quel récit... il fait revivre la course !! En tout cas super week-end, des souvenirs inoubliables !!
L'équipe 201 impressionnante en effet... plusieurs fois des grosses attaques dans la bosse dure à suivre et des fins de relais à bloc... c'est d'ailleurs la première équipe dont j'ai cherché le classement : 11° pour un duo bravo les gars !!
Sébastien
Encore bravo pour ta perf et merci pour ton passage sur Pérégrinations.
En effet Eric Leblacher ( 201 ) était le plus fort du circuit. Je comprends que Madiot voulait le garder y a 2 ans.
A bientôt sur nos routes.
André
BIZ
Poucet
Eric Leblacher je suppose, il est bien revennu après son accident, tu as du vivre un grand WE, moi ça me lâche pas heureusement que la fin de saison arrive.
Quel régal de lire un CR aussi complet.
Félicitation pour votre excellent résultat.
Nous aurons surement l'occasion ne nous croiser de nouveau sur l'édition 2010 que nous attendons, mon équipier et moi, avec impatience.
David
Peut être faisais-tu parti de l'équipe 201 ?
Si oui, chapeau pour cette grosse perf, plus de 38 de moy c'est fort.
Aussi je ne sais si c'est toi mais un 201 nous a passé dans Dunlop tellement vite qu'il a attendu après la Chapelle les gars qui étaient avec lui, c'était le groupe de tête apparemment..
2010 sera un grand rendez-vous aux 24h
André
Poucet, apprenti trailer qui fera peut être un jour le grand UTMB
Et si je ne m'abuse, te restent au moins 15 ans pour te montrer à la hauteur de Marc Olmo....
Et alors, ces Ballons d'Alsace ?! Bientôt un CR sur le forum du CCK ?
Pat
... de voir ainsi transposée en version 2roues nos vécus sur 8 p'tites roulettes...
Pour votre 1ere participation, je vois que vous avez bien goûté aux mêmes ingrédients magiques que nous avons dévorés goulument à l'occasion de nos participations en équipes de 8 puis moi-même en solo (Solo qui n'a que le nom, car le rôle du Ravitailleur /Tacticien/Coach/Diététicien/Kiné/Mécano/Médecin/Psy/Fanclub est à tenir par au moins 1 plein - temps... mais Cathy l'a fait !)
Tant d'ingrédients qui font de ce genre d'épreuve rien d'autre qu'un avant-goût du millésime suivant : On ne peux plus s'en passer.
Je m'en suis bien rendu compte le jour de la dernière édition roller en date -édition que je n'ai pu faire par manque de dispo pour faire une préparation sérieuse- , jour où chaque minute je me suis vu ratant quelque chose d'exceptionnel, la larme à l'oeil, en jurant que je ferai la prochaine, et en commençant l'entraînement dès le lendemain.
Alors imaginez bien que là, de vous lire en train de découvrir les départs "pieds-nus" les enchaînements de montée-dunlop, les descentes à 55km/h (tiens on a quelquechose de commun ...), les virages pif-paf, les trajectoires affutées tour après tour, le calme de la nuit avec en filigrane la douce bagarre des braquets, la foule entièrement dédiée à la cause sportive, le temps qui se met à devenir plus intense le temps de24heures ... Cathy m'avait prévenu, et bien oui, j'ai trempé mon mouchoir aussi.
Alors du haut de mes 120tours en roues de 100mm, que je dépasserai l'an prochain, j'en suis sûr, je tiens à vous dire merci , et surtout, Félicitations pour votre performance !
A+
Hello Cathy Francis !
Tout d'abord j'espère Cathy que cette clavicule se ressoude bien et reviens nous forte.
je sens là Francis une montée d'adrénaline en toi quand tu lis ce CR. Sûr qu'en roller tu as revécu ces moments intenses d'autant plus que tu as fait l'impasse cette année.
A 55 en roller ça doit aussi être génial, bon pour faire 2 en solo comme tu l'as fait faut avoir la caisse et sinon les relais, en solo que préfères-tu ?
J'ai adoré tous ces relais avec Pat et nos concurrents direct, ce fut grandiose.
Et merci pour vos félicitations.
A plus
André
Bon WE
Poucet
Plus 1 pour Coluche.
Tiens une petite de lui.
En plus elle est écolo...
" Un gars rentre dans une pharma et demande une capote.
- J'en ai des roses à 5 Francs, des vertes à 2 Frs et des noires à 1 Fr.
- Ben je prends une noire.
9 mois après sa copine accouche d'un enfant noir...
Plusieurs années après, le fils demande à ses parents :
Dis, papa toi t'es blanc, maman elle est blanche et moi je suis noir...
le père : bon toi, poupoune, car si j'avais eu 2 balles à l'époque tu serais vert....
Bon WE à toi aussi
André
J'espère pouvoir mettre ces 24h à mon calendrier 2010 et goûter à mon tour cette ambiance si particulière. Cependant le niveau général m'a surpris. Si je m'attendais à quelques équipes proches des 40 de moyenne je ne pensais pas que ce serait aussi relevé.
C'est vrai que les équipes étaient bien préparées et c'est une prépa quasi différente des Masters.
A plus
André
A bientôt. Biz.
Poucet
Euh, dois être 'blockheaded' ce matin, mais l'allusion à 'missste'...'missed' in English?...yo no comprendo !
Oui, l'idée des 24h va faire recette, j'en suis persuadée. C'est un type d'épreuve qui manquait dans le paysage compétition cycliste de loisir.
Ce qui est génial, c'est que toutes les familles du vélo y sont représentées, y ont leur place. Que les valeurs telles que la solidarité, la camaraderie, le partage, la tolérance...etc...en sont le fondement.
Oui, c'est vraiment une fête extra !!
Et qui devrait prendre une ampleur énorme dès l'année prochaîne.
Bises et bon courage à toi, Poucet !
Pat
Bonne récuperation les amoureux !!!!
Sinon faut laisser le temps au temps, tu sais Patricia s'est mise au vélo à 40 ans, qui sait pour ta femme....
Encore bravo pour votre perf et j'espère à l'année prochaine sur le circuit.
André
Vous dire que ça me donne envie serait mentir (ce genre d'épreuve c'est un condensé de tout ce que je n'aimerais pas vivre), mais très sincèrement, je suis persuadée que c'est une expérience extraordinaire, surtout que votre récit de relais (idée géniale) transcrit l'ambiance à merveille! J'en attrape le tournis... et j'oublierais presque de féliciter le Team PatAn pour sa superbe 1ère place, une victoire acquise à deux, ça doit être le comble du bonheur pour des amoureux! Bravo!
Amicalement
Sophie
Merci, c'est grâce à des commentaires comme le tien qu'on apprécie encore mieux ce qu'on a pu faire tous les deux Pat et moi. D'un tour du Mont Blanc en passant par des montées sur le Grand Colombier ...puis ces 24 h que du bonheur en effet.
J'ai vu que LEL est en ligne sur ton blog, je patiente pour lire ce récit frais dispo.
Grosses bises.
André
J'avais de gd regret de ne pas l'avoir fait... là j'ai la certitude de devoir le faire l'an prochain...
Stéphane
Et merci pour tes impressions.
André
Eh bien , quel récit ....... Il est passionnant votre week end au Mans .....6 semaines sans contacts ordinateurs pour moi cause ..... vacance au fin fond du JURA perdu ...augmente encore mon plaisir de vous lire et je constate que beaucoup de nos amis communs ont tous fait des aventures extraordinaire ......
Encore fantastique ton aventure la bas ...... et tes 8 réussites ....
Cela donne envie , en effet à vous lire , d' aller aussi voir cela ... une prochaine fois .....et que dire des performances de BERTHOLET et STRASSER en individuel.....
Incroyable exploit de ces deux champions mais connaissant le palmarés de STRASSER .......... rien d' étonnant .... il fait parti des Funambules du Vélo .... Hors normes ....
Génial de visionner toutes les images .... et quel ambiance il devais avoir sur le circuit ....
Une superbe idée des organsiateurs et une réussite pour TOUS....
Bravo Patricia . André et Merçi de votre récit si vivant et émotionnel de votre DUO.
PascaLamoulinette
Hello Pascal !
Toujours un plaisir de lire tes commentaires suivis ou commençant par des gugus.
Nul doute que toi tout seul tu aurais fait un malheur motivé par la présence des deux motos solo. C'est l'épreuve elle-même qui nous transcende aussi.
Merci beaucoup pour tes félicitations.
A bientôt
André
Il faut que je regarde de plus près pour voir le classement de Bloom… quel voyage délicieux ! Quelle invite à ‘l’éternel retour’ et peu m’importe que ce soit sous une marque caoutchouteuse, oui ‘il faut aimer le Vouloir qui nous veut’…
J’adore cette histoire et merci pour ces miettes de plaisir qui débordent de votre récit à quatre mains pour un clavier et deux guidons …
Bises
martial
PatAn
Ca donne envie en tout cas
André